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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Jose M. Montoya - chaire junior 2014

Une nouvelle équipe dans le périmètre de TULIP

Jose M.Montoya
Jose M. Montoya, récent lauréat d'un package junior TULIP suite à son recrutement CNRS, accorde une interview à l’occasion de son arrivée à la Station d’Ecologie Expérimentale de Moulis (SEEM). De Barcelone à Moulis, le changement est radical et se traduit à la fois par de nouveaux projets de recherche et un nouveau mode de vie… Seul demeure le militant derrière le chercheur.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de rejoindre la Station d’Écologie Expérimentale de Moulis (SEEM) ?

Bien que j’aie obtenu une position permanente de chercheur CNRS, j’ai en effet eu d’autres propositions notamment en Angleterre ou aux Pays-Bas, mais j’ai choisi de rejoindre TULIP et le laboratoire de Moulis pour plusieurs raisons.
La première est bien entendu liée à la qualité de la recherche menée dans ce centre dirigée par Jean Clobert. D’une part, d’un point de vue scientifique, même si cette station est géographiquement isolée, elle constitue un nœud essentiel du maillage scientifique traitant de l’écologie des écosystèmes. Le fait que cette même station héberge, d’ailleurs grâce à deux opérations TULIP antérieures, le centre de Théorie et Modélisation de la Biodiversité dirigé par Michel Loreau, fait d’elle une pionnière dans le domaine de la théorie de l’écologie et des équipements d’expérimentations, tel que le Métatron, demeurent au monde. Ce contexte très favorable me permettra de tester certaines des hypothèses fondamentales qui gouvernent mes projets. D’autre part, poursuivre une recherche de qualité en Espagne devenait vraiment de plus en plus difficile. Je cherchais une structure d’accueil qui dès le début, me permettrait d’embaucher des post-docs et des thésards pour rapidement établir un groupe de recherche or, le LabEx TULIP m’apporte les fonds et le soutien pour cela.
Enfin, sur un plan personnel, avec ma femme et mes deux enfants, nous souhaitions déménager dans un milieu plus rural avec une bonne qualité de vie…et je dois avouer que c’est extrêmement dur de trouver un laboratoire enthousiasmant dans un tel type d’endroit. La SEEM répondait encore une fois à ces critères.

Malgré votre approche très axée sur l’écologie, vous situez-vous à l’interface de plusieurs domaines scientifiques ?

Self-portrait by the American painter Charles Willson Peale, an meaningful painting for Jose

Self-portrait by the American painter Charles Willson Peale, an meaningful painting for Jose

A Moulis, il y a un très bon équilibre entre expérimentation et modélisation. Mon groupe se situera entre les deux, abordant des perspectives intégratives, combinant écologie théorique, méta-analyses, expérimentations dans des mésocosmes (par le biais du Métatron) et travail de terrain.
Je travaille sur l'impact du changement climatique sur les écosystèmes, en allant de l’organisme à l’écosystème, de l’espèce à la communauté. Ainsi, en cernant en quoi l’augmentation des températures affectent les organismes nous pourrons déterminer comment le cycle du carbone évoluera au sein d’un écosystème. Même si mon cœur de travail demeure axé sur les communautés et les écosystèmes, j’essaie systématiquement de lier différents niveaux d’organisation.

Percevez-vous des relations avec les biologistes fondamentaux travaillant sur les interactions biotiques ?

Durant les 5 dernières années, j’ai largement travaillé sur les symbioses microbiennes dans des systèmes multi-espèces et plus particulièrement les relations symbiotiques entre bactéries et éponges de mer ou coraux. Cela me paraît intéressant de voir les similarités ou différences entre les symbioses en milieu terrestre et marin. La majorité des chercheurs traitant des symbioses se focalise sur une seule espèce de microbe interagissant avec une seule espèce de plante. Or, j’ai eu la surprise de constater qu’il y avait plus de 400 espèces de bactéries différentes dans une seule éponge marine ! La plupart d’entre elles sont symbiotiques et pourtant très différentes de ce que vous pouvez trouver dans une autre espèce d’éponge ou même dans l’eau de mer environnante. Une seule éponge contient d'ailleurs autant d'espèces de bactéries différentes que ce que l'océan contient de souches libres de bactéries ! Pour ma part, je souhaite comprendre comment ce réseau complexe d’interactions évolue et se maintient. L’apport des biologistes fondamentalistes est essentielle pour cela.

Quels sont vos projets à venir ?

J’ai plusieurs projets en cours dont le dénominateur commun est ce que j’appelle “universalities and uncertainties” — ce que nous savons et ne savons pas encore sur l'impact de l'activité humaine — en particulier au sujet de l’impact du changement climatique sur les écosystèmes aquatiques et terrestres. Pour cela nous développons des modèles qui cherchent à prévoir comment les espèces vont migrer pour conserver leur « niche climatique » et comment ces déplacements de populations va affecter les communautés dans lesquelles elles vont arriver. Pour mener à bien un tel projet, nous allons utiliser des collections de données, préalablement compilées et dont certaines sont d’ailleurs issues des Pyrénées. Ces dernières montrent comment les espèces migrent à des altitudes supérieures pour conserver un environnement climatiques similaire à celui de leur origine et ainsi pallier dans un premier temps l’effet du réchauffement. C'est donc un sujet totalement dans les thématiques de TULIP.

On sent que le réchauffement climatique est un sujet central dans vos travaux. Faites-vous preuve d’un engagement militant ?

J’essaie de réduire mon empreinte carbone autant que faire se peut même si ce n’est pas toujours évident. Oui, je suis un militant mais un militant particulier qui ne soutient pas un activisme dénué de bases scientifiques. Si nous prouvons que le changement climatique global impacte les services rendus par les écosystèmes, j’espère que cela fera évoluer les sociétés. Par exemple, dans un de mes projets passés, nous avons prouvé que si l’eau se réchauffe, les éponges marines perdent leurs symbiotes et vont même jusqu’à mourir. Or ces éponges sont les poumons des écosystèmes côtiers et sans elles, l’eau devient rapidement turbide. Si les vacanciers vont sur la côte et ne peuvent se baigner en raison d’une soudaine prolifération d’algues, le tourisme et in fine l’économie seront impactés. Je crois que seul ce type d’argument a assez de poids pour amorcer un changement.
Pour faire un parallèle, c’est du même ordre que les arguments scientifiques à l’encontre de la cigarette. Tout le monde sait que c’est mal de fumer mais cela prend du temps pour que les gouvernements prennent des mesures concrètes. C’est aussi une raison pour laquelle je suis intéressé par les impacts du réchauffement sur les communautés et écosystèmes, cela va indubitablement impacter les activités humaines. À nous maintenant de fournir à la société les arguments scientifiques robustes permettant d'anticiper et d'accompagner efficacement les décisions qu'inévitablement nos sociétés auront à prendre dans les décennies à venir…