Faits marquants 2018

Dans ce dossier

Céline Van de Paer soutenait le 19 décembre 2017 sa thèse cofinancée par le LabEx TULIP et la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. Une occasion que nous saisissons pour revenir sur son excellent travail de recherche sur les génomes cytoplasmiques des Oléacées (oliviers, frênes, lilas, jasmins…) sous la supervision de Guillaume Besnard au sein de l’équipe DEEP (laboratoire EDB).
Dans un article sorti le 29 janvier 2018 dans la revue Nature Communications, Rémi Peyraud, Ludovic Cottret, Lucas Marmiesse et Stéphane Genin (LIPM - UMR CNRS/INRA) s’intéressent aux modalités de détermination par un réseau métabolique de la robustesse des fonctions biologiques chez un pathogène de plante. Financés en 2012 par un projet New Frontiers de TULIP, un financement EMBO et le département INRA SPE, leurs travaux s’appuient sur la modélisation du réseau de régulation contrôlant la virulence et du réseau métabolique de Ralstonia solanacearum. Des résultats qui ouvrent de nouvelles voies pour identifier des cibles sur lesquelles agir dans le combat contre ce pathogène et permettent de révéler l’importance de la robustesse dans l’évolution de la pathogénicité.
Un consortium international de 16 partenaires, dont le LGDP (UMR 5096 CNRS/UPVD) ayant récemment rejoint le périmètre du LabEx TULIP a publié dans Nature Genetics un article décrivant le séquençage comparatif de 13 génomes de riz sauvages et cultivés (genre Oryza). Cette étude révèle la dynamique évolutive d'un génome de plante sur 15 millions d'années et montre que les gènes, dont on pensait qu'ils étaient très conservés d'une espèce à l'autre au sein d'un même genre, sont en fait très dynamiques (ils apparaissent et disparaissent à un taux très élevé au cours de l'évolution). La connaissance de ces génomes constitue une ressource précieuse pour mieux exploiter la diversité des espèces proches du riz, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire du globe.
Six chercheurs du Laboratoire Génome et Développement des Plantes (UMR 5096 – CNRS/UPVD), unité ayant récemment rejoint le Labex TULIP, montrent dans un article publié dans la revue Nucleic Acids Research qu’une enzyme impliquée dans le métabolisme des ARN peut être contrôlée par réaction d’oxydoréduction.
Bien qu'il existe de nombreux exemples de sélection naturelle contemporaine, les preuves de réponses à la sélection correspondant aux prédictions manquent souvent dans des populations en conditions sauvages. Issu de réflexions scientifiques entre chercheurs de plusieurs laboratoires dont 3 du LabEx TULIP (EDB – UMR 5174 CNRS/UPS/IRD ; LIPM UMR 2594/441 CNRS/INRA et SETE UMR 5321 CNRS/UPS), cet article dans Trends in Ecology & Evolution explore les effets combinés de mécanismes pouvant accélérer ou contraindre la réponse à la sélection naturelle.
Plusieurs chercheurs de la Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale (SETE - UMR 5321 – CNRS/UPS) de Moulis publiaient en février 2018 un article dans PNAS montrant qu’il est possible d’identifier, dans les communautés écologiques complexes, des comportements collectifs génériques, c’est-à-dire robustes aux incertitudes empiriques et aux hypothèses de modélisation.
Plusieurs chercheurs du Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales (LRSV – UMR 5546 CNRS/UPS), unité constitutive du Labex TULIP, et de 12 autres institutions publiaient en mai 2018 un article dans la revue Science. En comparant 37 génomes de plantes dont 10 nouvellement séquencés, ils y révèlent la fragilité de la symbiose fixatrice d'azote.
Dans un article publié dans la revue PLOS Genetics, Thomas Badet, Sylvain Raffaele et leur équipe, du laboratoire LIPM (UMR 2594/441 CRNS/INRA), ont identifié un gène responsable d’un nouveau mécanisme de résistance à la maladie causée par le Sclerotinia. L’étude apporte également des preuves que la résistance quantitative aux maladies peut suivre le même cheminement évolutif dans différentes familles de plantes.
Des chercheurs du LIPM (UMR 2594/441 CNRS/INRA) ont étudié in natura les relations entre communautés microbiennes et pathogènes potentiels chez la plante modèle Arabidopsis thaliana, à l’automne et au printemps. Ils ont publié fin Mai 2018 leurs résultats dans la revue The ISME Journal.
Tout a commencé par un projet de groupe élaboré au cours de l'école d'été 2012 du LabEx TULIP, pour mener six ans plus tard à la publication d’un article dans Heredity sur l’évolution non-génétique du puceron du pois entre autre par plusieurs chercheurs du laboratoire Evolution & Diversité Biologique (EDB UMR 5174 Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, CNRS, IRD, UPS). Deux des étudiants ayant participé au projet initial lors de la summer school de 2012 sont parmi les auteurs. Un bel exemple de cas où l’enseignement aura influencé la recherche.

Date de modification : 07 juin 2023 | Date de création : 25 janvier 2019 | Rédaction : TULIP Communication