Faits marquants 2020

Dans ce dossier

Les légumineuses forment sur leurs racines des nodules qui hébergent des densités phénoménales de bactéries bénéfiques pour la plante. Des chercheurs du Laboratoire des Interactions Plantes-Microorganismes (LIPM, UMR INRAE/CNRS) membres de TULIP, montrent dans un article publié dans la revue Current Biology en janvier 2020 que ces organes nodulaires symbiotiques sont vulnérables à l'infection par un pathogène et que leur capacité de défense est réduite. Toutefois, leurs résultats indiquent une forme de confinement du pathogène dans les nodules, ce qui les empêche de se propager aux parties non symbiotiques de la plante.
Dans cet article publié en fin 2019 dans le journal Current Biology, des chercheurs du Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales (UMR Université de Toulouse/CNRS/UPS) et de la Station d’Écologie Théorique et Expérimentale (UMR CNRS/UPS) proposent un guide destiné aux utilisateurs d'approches comparatives visant à comprendre la diversité des plantes.
Mascarene paradise-flycatche
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, un collectif de chercheurs incluant des ornithologues, des biologistes de l'évolution et des mathématiciens et comprenant des chercheurs de l'Université Paul Sabatier (Laboratoire EDB UMR 5174 CNRS UPS IRD) a pu quantifier, pour la première fois, la dépendance des processus de colonisation, de spéciation, et d'extinction vis à vis de la superficie et de l'isolement des îles.
Depuis 450 millions d’années que les plantes vivent sur les terres émergées, elles ont évolué une multitude d’association bénéfique, symbiotique, avec leur microbiote. Les plus intimes de ces symbioses voient certains microbes bénéfiques être accommodés à l’intérieure même des cellules de la plante hôte. Dans une étude portant sur l’analyse génomique de plus de 400 espèces végétales publiée dans la revue Nature Plants, des chercheurs du Laboratoire de Recherche en Sciences Végétales (LRSV) impliqués dans TULIP et leurs collègues de cinq autres pays ont découvert une base génétique commune à toutes ces symbioses, renforçant l’idée que ces dernières ont une origine commune.
Dans un article publié en février 2020, plusieurs chercheurs de l’unité Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnement (UMR 5244 UPVD, CNRS, Ifremer, UM), fournissent la première analyse transcriptomique complète du priming immunitaire chez l’huître d’intérêt commercial Crassostrea gigas. La protection repose sur le maintien à long terme des défenses immunitaires préparant l’huître à faire face à une future infection virale.
La détection de l'éthylène et l'éthanol est importante pour la germination, la croissance et le développement de la plante. Deux articles publiés dans les journaux Plant Science et Horticulture Research augmentent nos connaissances sur cette détection et les réponses induites. Ces articles sont issus d’une collaboration entre des chercheurs de l’unité Génomique et Biotechnologie du Fruit (UMR 990 INRAE/ENSAT) et Brad Binder (University of Tennessee), chercheur qu’ils ont pu inviter grâce à une bourse « Visiting Scientist » de TULIP.
Le réchauffement climatique pousse de nombreuses espèces animales et végétales à migrer vers des environnements plus favorables. D'après une étude menée notamment par le laboratoire EDB (UMR CNRS/UPS/IRD) et SETE (UPR CNRS), les chercheuses et chercheurs ont pu constater que les espèces marines s'adaptent plus rapidement que leurs congénères terrestres. Les deux unités de recherche, composantes du LabEx TULIP, publiaient leurs résultats dans la revue Nature Ecology & Evolution au mois de mai.
Lorsque le prédateur se nourrit de l'herbivore, c'est la plante qui est en fête. Et si le mécanisme de cascade trophique n'était pas qu'une histoire d'espèce ? Une équipe notamment composée de chercheurs et chercheuses d’EDB (UMR CNRS/UPS/IRD) a démontré à quel point les variations de phénotypes au sein des espèces peuvent influer sur l'intensité des cascades trophiques. Comment ? En organisant un grand banquet sur des fèves des marais, avec comme invités spéciaux larves de coccinelles et de pucerons adaptées à la luzerne ou bien au trèfle.
Pour la plante, s'adapter c'est avoir la capacité de faire évoluer son génome. Avec les changements rapides de leurs environnements, les plantes peinent à suivre ce rythme effréné : l’évolution rapide des gènes est donc un enjeu de taille. Dans une étude notamment menée par le LGDP (UMR CNRS/UPVD), les chercheuses et chercheurs ont montré la possibilité d’accélérer les duplications de portions de chromosomes, ce qui favorise l’évolution et l’adaptabilité des plantes.
Une étude internationale menée sur la plante Arabidopsis thaliana montre que le complexe protéique PMD/PP7L, formé par l'interaction des protéines MAIN et MAIL1 avec la protéine PP7L (une phosphoprotéine phosphatase), est un maillon indispensable à la répression des éléments transposables (ETs) et la bonne expression des gènes. Ce mécanisme permet ainsi de préserver l’intégrité cellulaire. Les résultats de ces recherches, notamment menées par le LGDP (UMR CNRS/UPVD), ont été publiés en avril 2020 dans la revue PLoS Genetics.

Date de modification : 07 juin 2023 | Date de création : 01 septembre 2021 | Rédaction : TULIP Communication