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Dernière mise à jour : Mai 2021

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La perte d'habitat peut déstabiliser les écosystèmes

La perte d'habitat peut déstabiliser les écosystèmes
Une nouvelle étude internationale publiée le 24 mai dans la revue Nature Communications montre les conséquences de la perte d'habitats naturels sur la biodiversité. L'étude menée par des chercheurs de SETE (UMR CNRS / UPS) suggère que les communautés biologiques répondent à la destruction de leurs habitats bien avant l'extinction de certaines espèces. Elle montre que la manière dont les activités humaines détruisent les habitats pour la biodiversité est un facteur clé pour comprendre les effets de cette perte sur la stabilité et le fonctionnement des communautés biologiques.

Cette étude pose la question de savoir si la focalisation portée sur la diversité des espèces nous pousse à négliger d'autres aspects liés aux réponses des communautés biologiques.

Daniel Montoya, chercheur à la Station d'écologie théorique et expérimentale de Moulis, en France, et responsable de cette étude, nous explique: « Les actions humaines défient la nature de nombreuses manières. Les écologistes et les praticiens ont tendance à évaluer l'impact des activités humaines sur la biodiversité en mesurant les taux d'extinction des espèces. Cependant, la biodiversité comprend des éléments autres qu'une seule espèce, tels que les interactions entre les espèces et leur stabilité dans le temps et dans l'espace. »

« Ces propriétés supplémentaires, parfois négligées, sont essentielles au fonctionnement des écosystèmes » ajoute-t-il. « Elles sont la composante manquante de la perte de biodiversité qui accompagne ou précède les extinctions d'espèces. »

Les interactions entre les espèces sont perdues plus rapidement que les espèces elles-mêmes

Bien que des changements de biodiversité allant au-delà des extinctions d'espèces aient déjà été signalés, les auteurs de cette étude ne s'attendaient pas aux changements substantiels que la perte d'habitat impose à la stabilité des communautés naturelles. Leurs résultats corroborent des résultats théoriques et empiriques montrant que les interactions entre les espèces sont perdues plus rapidement que les espèces elles-mêmes. En outre, ils suggèrent que la perte d'habitat affecte la stabilité des communautés biologiques, c'est-à-dire la variabilité temporelle et spatiale des biomasses de population. L'ampleur de ces réponses dépend des changements dans la manière dont les espèces dominantes interagissent les unes avec les autres dans l'habitat restant.

Cette étude a également révélé que la façon dont l'habitat est perdu est essentielle pour la réponse de la biodiversité. Les habitats naturels peuvent être détruits de manière aléatoire ou groupée - par exemple, par la construction d'une route ou la création de nouvelles zones urbaines. La configuration spatiale de cette perte limite de manière différenciée la mobilité des individus, ce qui a un impact supplémentaire sur la biodiversité et la stabilité des populations dans les fragments restants d'habitat intact. Ce qui les amène à la question de la manière dont l'habitat est détruit dans les paysages réels du monde entier. Les auteurs ont montré que l'échelle spatiale examinée a ici une importance. Ils ont exploré plusieurs scénarios de perte d'habitat et leurs résultats suggèrent que les réponses des communautés sont à peu près graduelles et prévisibles.

Cette étude est également liée aux recherches récentes explorant les changements de diversité locale suite aux changements globaux, recherches qui font actuellement l’objet d’un débat houleux. « Nous suggérons qu'indépendamment d'un changement positif, négatif ou neutre dans la diversité locale, le modèle spatial de perte d'habitat influence largement la structure et la dynamique de la biodiversité de manière très différente et contrastée » nous explique M. Lurgi (Swansea University, Royaume-Uni), co-auteur de l'étude.

Enfin, ces résultats peuvent aider les scientifiques de l’environnement et les décideurs. Les chercheurs suggèrent que les efforts de conservation axés sur l'atténuation des effets de la perte d'habitats naturels gagneraient à inclure plusieurs aspects de la structure et de la stabilité des communautés, en plus de la persistance des espèces, dans les plans d'évaluation et de gestion et à intégrer la configuration spatiale de la perte d'habitat à la planification de la conservation, cette configuration spatiale pouvant fortement déterminer la réaction des communautés.

Voir aussi

Chris McWilliams, Miguel Lurgi, Jose M. Montoya, Alix Sauve, and Daniel Montoya. The Stability of Multitrophic Communities under Habitat Loss. Nature Communications, online publication: 24-MAY-2019, DOI: 10.1038/s41467-019-10370-2.

Note: Daniel Montoya est joignable en Espagnol, Français et Anglais : (+33) (0)6 73 36 04 87 or daniel.montoya@sete.cnrs.fr