Les espèces migrent jusqu’à 4 fois plus vite que ne le prévoient les modèles climatiques

Alors que le réchauffement climatique modifie la répartition du vivant, une étude internationale, composée de chercheurs du CRBE, a été publiée dans PNAS et révèle un décalage majeur entre prévisions scientifiques et réalité observée : les espèces se déplacent jusqu’à quatre fois plus vite que ne l’anticipent les modèles climatiques.

Sous l’effet du réchauffement climatique, de nombreuses espèces animales et végétales modifient leur aire de répartition pour retrouver des conditions plus favorables, en se déplaçant vers les pôles ou en gagnant en altitude. Ces déplacements, déjà observés à l’échelle mondiale, transforment les écosystèmes et interrogent notre capacité à en anticiper les effets.

Pour mieux comprendre ces dynamiques, les chercheur·es ont comparé les prédictions issues des modèles climatiques à plus de 9 500 observations de terrain couvrant plus de 3 500 espèces, sur plusieurs décennies, à partir de la base de données internationale BIOSHIFTS.

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Voir aussi

Species range shifts often speed ahead of their modeled climatic niches. Oliveira B., Bertrand R., Pinsky M., Casajus N., Wolfe B., Scheffers B., Villalobos F., Grenouillet G., Pecl G., Chen I.-C., Baecher J, Lawlor J., Sunday J., Murienne J., Rolland J., Thompson L., Lancaster L., Rubenstein M., Moore N., Bandara R., Diamond S., Weiskopf S., Lenoir J., Comte L.
doi.org/10.1073/pnas.2515903123
The Proceedings of the National Academy of Sciences, 30 mars 2026.