Le remplacement artificiel d'un symbiote dans une symbiose végétale à transmission verticale révèle le rôle des interactions microbe-microbe dans le renforcement de la spécificité

Des chercheur.es de l’équipe PHYLLOSYM du LIPME ont publié dans ISME Journal une étude qui revisite la compréhension de la spécificité d’association dans les symbioses héréditaires.

Alors que ces associations, souvent obligatoires, laissent supposer des mécanismes de recrutement très stricts, le modèle Dioscorea sansibarensis – Orrella dioscoreae montre au contraire qu’une plante aposymbiotique peut être colonisée par d’autres bactéries, révélant une niche écologique plus ouverte qu’attendu.

La sélection lors de la transmission verticale serait essentielle à la spécificité stricte observée dans la nature, soulignant que la stabilité de ces symbioses repose moins sur le recrutement initial que sur le verrouillage de l’association via la transmission — un mécanisme qui pourrait être généralisé à d’autres associations héritées.

Voir aussi

Artificial symbiont replacement in a vertically transmitted plant symbiosis reveals a role for microbe–microbe interactions in enforcing specificity
Léa Ninzatti, Thibault G Sana, Tessa Acar, Sandra Moreau, Marie-Françoise Jardinaud, Guillaume Marti, Olivier Coen, Aurelien L Carlier
The ISME Journal, Volume 19, Issue 1, January 2025, wraf177, https://doi.org/10.1093/ismejo/wraf177