Un modèle métabolique à l'échelle du génome d'un système pathogène apporte un éclairage nouveau sur le flétrissement bactérien

L'équipe RAP du LIPME, a publié un article dans Plant Physiology, sur le premier modèle métabolique quantitatif d’un pathosystème, tout pathosystème végétal confondu.

Le modèle a permis de quantifier les flux matières durant une infection de plante. Le modèle a montré, entre autres, que le déclin de transpiration de la plante par la présence de ralstonia dans le système vasculaire provoque l’arrêt de croissance de la plante et fixe la densité maximale que peut atteindre Ralstonia.

Le modèle montre aussi que Ralstonia peut détourner le métabolisme des cellules de la tige en faisant injecter du phloème dans le xylème, mais que ce phénomène prend probablement place que d’une manière très limitée.

Enfin le modèle montre que la putrescine sécrétée par Ralstonia impacte l’équilibre des polyamines chez la plante (ça arrête par exemple la synthèse de putrescine chez la plante à haute densité bactérienne), ce qui doit probablement avoir un effet délétère chez la plante.

Voir aussi

A genome-scale metabolic model of a pathosystem sheds new light on bacterial wilt
Léo Gerlin, Stéphane Genin, Caroline Baroukh
doi.org/10.1101/2024.12.12.628148